Peut-être appartenait-il à une obédience ou à une loge composée de frères sectaires et anticléricaux ? Il en existe encore, en France du moins !... Comment comprendre sinon ses allégations catégoriques sur des visions soi-disant opposées du catholicisme et de la franc-maçonnerie au sujet de Dieu, de salut ou de loi morale. Comment expliquer alors que tant de catholiques, profondément croyants et pratiquants, poursuivent leur chemin au sein des loges traditionnelles et régulières, au même titre que de nombreux protestants, orthodoxes, juifs et musulmans ?... (extraits)
J.-J., Grand maître honoris causa de la grande loge de France (69)
De mon côté, je ne peux comprendre qu’une personne, marquée du sceau du Saint-Esprit par le baptême et la confirmation, puisse éprouver le besoin de chercher une progression spirituelle dans un parcours initiatique de type animiste préchrétien (selon René Guénon, ésotériste réputé, et Mircea Eliade, spécialiste des religions)…
J’admets que tout homme, tout chrétien, puisse tomber dans l’erreur, l’hérésie ou l’apostasie, mais je ne pense pas que ces personnes s’honorent d’aller contre la dernière condamnation, le 26 novembre 1983, de la double appartenance catholique-maçonnique, considérée par la congrégation pour la doctrine de la foi et le pape Jean Paul II comme un péché grave, et privant de la Sainte communion (décision qui ne supporte aucune dérogation). En ce qui me concerne, je m’en tiens à la doctrine du magistère catholique et ce n’est pas l’exemple de quelques laïcs ou ecclésiastiques qui m’y fera déroger.
Je n’ai pas cherché Jésus dans les Loges, et je n’ai pas vu ou su qu’on l’y recherchait. C’est lui qui m’a touché à Lourdes par sa Parole : ce n’était pas une abstraction, un principe, un Grand Architecte. C’était la personne de Jésus, vrai Homme et vrai Dieu. J’ai appris très vite ensuite qu’il avait dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. » Que les catholiques s’en souviennent avant d’aller chercher ailleurs ce qu’ils ont déjà reçu. Je vous souhaite de ne pas passer à côté de la plénitude de la richesse de la foi en Jésus. Il est la lumière du monde, son amour doit nous suffire ! (extraits)
Docteur Maurice Caillet