Je rentre tout juste de Québec où j’ai pu rencontrer l’équipe d’organisation du 49e congrès eucharistique qui va se dérouler, sous la houlette dynamique du cardinal Ouellet, du 15 au 22 juin prochains. L’événement promet d’être exceptionnel. Il coïncide avec le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec. Pour nos cousins québécois qui sortent peu à peu de cette "révolution tranquille" qui a tant endommagé l’Eglise locale, ce Congrès est l’occasion de relever la tête alors que les sondages mettent en évidence une certaine nostalgie de l’époque où le Québec ressemblait à une cathédrale [1]
Lors de la messe de clôture des JMJ de Cologne [2], Benoît XVI méditait sur une autre révolution, eucharistique celle-là : "Depuis toujours, tous les hommes… attendent dans leur cœur un changement, une transformation du monde. Ici se réalise l’acte central de transformation qui seul est en mesure de renouveler vraiment le monde..." N’hésitant pas à comparer la consécration eucharistique à une "fission nucléaire portée au plus intime de l’être", il poursuivait : "...Nous devons devenir Corps du Christ, consanguins avec lui. Il est au-dedans de nous, et nous sommes en lui. Sa dynamique nous pénètre et, à partir de nous, elle veut se propager aux autres et s’étendre au monde entier, pour que son amour devienne réellement la mesure dominante du monde."
De la révolution tranquille ayant vidé les églises à la révolution de l’amour, le défi est de taille ! [3]