La beauté pourrait-elle sauver le monde ? En réalité, elle l’a déjà sauvé. Car, cette beauté, que saint Augustin regrette d’avoir aimée trop tardivement, c’est Jésus Christ, qui a pris chair de notre chair, est mort et ressuscité pour nous sauver de la mort et du péché. Pour autant, ce monde dans lequel nous vivons a besoin de beauté pour ne pas sombrer dans la désespérance [
1]. Animés par cette conviction, nous avons longtemps soupiré après un beau dossier sur ce thème. Puisse-t-il vous conduire, amis lecteurs, au sommet ultime de notre vie, à Dieu. La beauté est autour de nous. Un visage, les rires d’un enfant, le spectacle d’une mer déchaînée ou les flammes qui s’élèvent dans l’âtre du foyer sont autant d’hymnes d’action de grâce rendues au Créateur. Et c’est à l’artiste qu’il revient, parfois malgré lui, d’entrouvrir pour nous, à travers son œuvre, une fenêtre sur l’Invisible. Mais la vraie beauté est aussi en nous. N’oublions pas que l’homme doit être beau, surtout intérieurement. Sans cette beauté, tous les efforts portant sur le corps et sur lui seul ne pourront donner une personne vraiment belle avertit Jean Paul II. À l’approche de Pâques, il est sans doute bon de se rappeler qu’il existe un merveilleux salon de beauté pour nos âmes : le sacrement de réconciliation.