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Et encore dans ce numéro, les récits des apparitions de Fatima, Guadalupe, Betania, Le Laus, La rue du Bac, Pointmain, Gietrzwald, Fatima, Beauraing, Amsterdam, Kibeho, Zeitoun, et de nombreux témoignages...
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Dossier  > Les apparitions de la vierge Marie   Imprimer cette page

Banneux - Belgique, 1933 - Un refuge pour les petits - Terre d’accueil de toutes détresses humaines, ce petit coin de Belgique est comme un avant-goût du Royaume qui appartient aux pauvres de coeur. Récit des apparitions.

[28/07/2008]

Le dimanche 15 janvier 1933, vers 19 heures, Mariette Béco, 11 ans, assise sur le banc de la pièce commune devant la fenêtre, guette le retour de son petit frère Julien. Il fait nuit, il neige, il gèle. La fillette soulève le rideau. Elle voit soudain comme une lumière dans le jardin puis aperçoit une belle dame. Celle-ci fait signe à Mariette d’approcher mais la maman de la fillette alertée lui défend de sortir. C’est la première d’une série de huit apparitions.

- Le mercredi 18 janvier à 19 heures, Mariette sort dans le jardin et prie à genoux, un chapelet à la main. Son père la rejoint, ainsi que son frère et un voisin. Tout à coup, elle quitte le jardin et s’engage sur la route où la Dame lui fait signe. À deux reprises, Mariette tombe à genoux. Une troisième fois, elle se met à genoux près du fossé, devant une "flaque" d’eau provenant d’une source. La Dame lui parle : «  Poussez vos mains dans l’eau. » Mariette le fait et répète ce que la Dame lui dit : «  Cette source est réservée pour moi. Bonsoir, au revoir. »

- Le 19 janvier, Mariette est à genoux dans le sentier, le temps est très mauvais. La Dame apparaît à la fillette qui lui demande : «  Qui êtes-vous, belle Dame ? » « Je suis la Vierge des Pauvres. » Dix-sept personnes l’observent. La Dame la conduit jusqu’à la source. La petite interroge : « Belle Dame, vous m’avez dit hier : cette source est réservée pour moi. Pourquoi pour moi ? » Avec un sourire, la Vierge répond : « Cette source est réservée pour toutes les Nations… pour soulager les malades. »…

- Le 20 janvier, Mariette reste au lit toute la journée : elle a mal dormi. À 18 h 45, elle se réveille, s’habille et sort. Quand la Vierge apparaît, Mariette s’écrie : « Oh, la voici. » Puis elle demande : «  Que désirez-vous ma belle Dame ? » Souriante, la Vierge répond : « Je désirerais une petite chapelle. » La Vierge étend ses mains et de la main droite bénit l’enfant.

- Suivent trois semaines de grand calme. Mariette, cependant, reste fidèle : chaque jour à 19 heures, elle prie dans le jardin.

- Samedi 11 février, de nouveau, Mariette est entraînée sur la route. L’enfant s’agenouille deux fois, trempe ses mains dans l’eau à la source et fait un signe de croix. Elle se lève brusquement, court vers la maison et pleure. Elle ne comprend pas ce que la Vierge lui a dit : «  Je viens soulager la souffrance. » Elle ne comprend pas le mot « soulager ». Mais elle sait que c’est quelque chose de bon, puisque la Vierge a souri.

- Trois jours passent. Le soir du mercredi 15 février, la Vierge apparaît pour la sixième fois. Mariette transmet la demande de l’abbé Jamin : «  Sainte Vierge, monsieur le chapelain m’a dit de vous demander un signe. » La Vierge répond : « Croyez en moi, je croirai en vous. » Elle ajoute pour Mariette : « Priez beaucoup. Au revoir. » La Vierge confie un secret à l’enfant.

- Le 20 février, Mariette est à nouveau à genoux dans la neige, bravant le froid. Soudain, elle prie plus haut et plus vite. Elle quitte le jardin, s’agenouille deux fois sur la route puis à la source où elle prie et pleure « parce que Marie s’en va trop vite ». La Vierge souriante comme à l’ordinaire, lui dit : « Ma chère enfant, priez beaucoup. » Après quoi, elle cesse de sourire et ajoute, avant de partir et d’une voix plus grave : «  Au revoir. »

- Mariette attend dix jours avant de revoir la Vierge une dernière fois. Le jeudi 2 mars, il pleut à torrent depuis 15 heures Mariette sort à 19 heures. Elle en est au troisième chapelet quand il cesse subitement de pleuvoir. Elle se tait, étend les bras, se lève, fait un pas, s’agenouille. Dans la maison, après bien des pleurs, Mariette livre le message confié par Marie : «  Je suis la Mère du Sauveur, Mère de Dieu. Priez beaucoup. » Avant de la quitter, la Vierge lui a imposé les mains en disant : « Adieu. »

L’actuelle chapelle des apparitions a été construite et inaugurée dès l’été 1933. La réalité des apparitions et du message a été reconnue par Mgr. Kerkhofs, évêque de Liège, le 22 août 1949.

Qui est Mariette ?

ariette Béco, née le 25 mars 1921, est l’aînée d’une famille de sept enfants. Les Béco vivent dans une grande précarité. Ils habitent une modeste maison ouvrière isolée, située en retrait de la route, à l’écart du village de Banneux. Au moment des apparitions, Mariette, dont la famille ne pratique pas, ne fréquente plus l’église ni le catéchisme depuis plus de deux mois. Au cours des diverses enquêtes menées après les apparitions par médecins et prêtres, on constate que Mariette est une adolescente équilibrée, douée d’un solide sens pratique. Elle fera l’objet de très nombreux interrogatoires. Devenue adulte, Mariette ne put se marier avec celui qu’elle aimait mais sous l’influence de ses sœurs en épousa un autre qui l’exploita. Divorcée, elle ne se remaria pas. Souffrant beaucoup, elle venait prier seule de nuit sur le lieu des apparitions.

Comment était-Elle ?

Une belle Dame habillée d’une robe blanche, avec une ceinture bleue. Les mains jointes, tournées vers le bas. Des rayons rouges émanent de sa tête.

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