Editorial
> Un marchepied pour le trône de Dieu
par Hubert de Torcy, rédacteur en chef [02/02/2007]
Charles Baudelaire écrivait : La plus belle ruse du diable, c’est de nous persuader qu’il n’existe pas. Nombreux sont les chrétiens qui face à certaines manifestations démoniaques préfèrent ne convoquer que la psychanalyse ou la psychiatrie plutôt que le jeûne et la prière de l’Église.
Pour autant, il ne s’agit pas de tout diaboliser. Satan n’est pas le dieu du mal. Il n’est qu’une créature et Dieu, qui fait tout concourir au bien de ceux qui L’aiment (Romain 8, 28), peut se servir de lui pour faire éclater Sa gloire. Il n’est pas rare qu’une action directe du démon soit l’occasion, pour ceux qui ont besoin de signes pour croire, de commencer un chemin vers Dieu. C’est d’ailleurs bien comme signes, au même titre que les guérisons des malades, que les exorcismes du Christ nous sont présentés dans les Évangiles : Si c’est par l’Esprit de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le Royaume de Dieu est arrivé jusqu’à vous (Matthieu 12, 28). À travers l’exorcisme, le mystère de la Rédemption devient palpable. On sait que, pendant longtemps, l’exorcisme était public et qu’il a été, notamment durant les premiers siècles, le lieu de conversion de beaucoup de païens.
La recrudescence des phénomènes sataniques et la multiplication des profanations d’hosties consacrées nous commandent d’ouvrir ce dossier... chaud, sans se départir de l’enthousiasme qui habitait autrefois saint Jean Chrysostome : Nous n’avons certainement pas plaisir à vous entretenir du diable, mais la doctrine dont il me fournit l’occasion vous est de la plus grande utilité.
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