1 . Le prieuré de Sion est une société secrète créée en 1099 par Godefroy de Bouillon et dont la
mission est de protéger le Graal (chap. 37).
2. On trouve à la Bibliothèque Nationale de France des « dossiers secrets » retraçant l’histoire
du Prieuré de Sion et de ses membres (Da Vinci Code, les faits et chap. 48).
3. Les Templiers ont été exterminés sur ordre du Vatican (chap. 37).
4. Le Graal est la descendance du Christ, née de l’union entre Jésus et Marie Madeleine (chap. 58).
5. Les moines de l’Opus Dei portent la soutane (chap. 29).
6. La symbolique religieuse est enseignée à l’Université Harvard (chap.1) et la cryptologie au
Royal Holloway Institute, département de Sécurité de l’Information, à l’Université de Surrey
(chap. 9).
7. La pyramide du Louvre comporte 666 losanges de verre, chiffre associé à Satan (chap. 4).
8. La ligne de laiton qui traverse l’église Saint-Sulpice pour rejoindre un grand obélisque corres pondant au méridien de Paris et prouve la survivance d’un temple païen (chap. 22).
9. En trois cents ans, cinq millions de femmes ont été brûlées sur le bûcher par l’Église (chap. 47).
10. Dans le tableau la Cène de Léonard de Vinci, le personnage placé à la droite de Jésus représente Marie Madeleine (chap. 58).
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Vous devriez payer un coup à boire à la personne qui vous a donné ce dossier parce qu’il va vous en apprendre beaucoup ! Crédule, un brin naïf, vous vous êtes laissé emporté par la "Da Vinci vague" qui a balayé toutes vos connaissances historiques, culturelles et religieuses. Ce n’était pas l’eau salutaire qui fait pousser les fleurs des champs mais bel et bien celle qui détruit tout sur son passage ! Ce véritable « tsunami culturel » vous a même rendu incapable de distinguer un bon roman de gare d’un manuel d’histoire ou de la Sainte Bible ! Allons, consolez-vous, vous avez au moins fait un heureux : grâce à vous, Dan Brown voyage en First Class !
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À vous, on ne la fait pas ! Vous n’avez peut-être pas lu la Bible en entier, vous n’avez certes pas connu Léonard de Vinci de son vivant, vous n’avez sans doute pas étudié la symbolique religieuse à Harvard ( !) mais vous savez repérer les inepties là où elles sont criantes. Ce n’est pas si mal. Allez, encore un petit effort, la vérité n’est pas loin...
Vous avez plus de 8 "Intox" :
Bravo ! À "Qui veut gagner des millions", vous auriez certainement empoché le jackpot et à "Questions pour un champion" l’encyclopédie en 45 volumes !
Vous avez peut-être lu le Da Vinci Code sur la plage ou dans la salle d’attente de votre médecin, sachant que cette littérature ne méritait pas mieux. Si vous allez voir le film, c’est par simple curiosité cinématographique, parce qu’il faut l’avouer : Ron Howard avait magnifiquement réalisé "Un Homme d’Exception"... Mais une chose est sûre : le gloubi-boulga gnostique, très peu pour vous ! Vous maîtrisez l’histoire et la culture sur le bout des ongles.
1. Le prieuré de Sion, société secrète créée en 1099 et dont la mission est de protéger le Graal (chap. 37).
intox !
Le Prieuré de Sion est une association loi 1901, dont les statuts ont été déposés le 25 juin 1956 à la sous-préfecture de Saint-Julien-en-Genevois (74) par Pierre Plantard, antisémite notoire, activiste sous Vichy. Plantard a avoué devant la justice en 1992 avoir créé de toutes pièces cette société secrète, censée le mettre sur le trône de France en tant que descendant de Jésus Christ et de la dynastie mérovingienne.
2. Des dossiers secrets retracent l’histoire du Prieuré de Sion et de ses membres (Da Vinci Code, Les faits et chap. 48).
intox !
Pierre Plantard avait soigneusement préparé son complot... En 1950, avec ses deux complices, Philippe de Cherisey et Gérard de Sède, il fabrique des faux parchemins détaillant sa royale ascendance mérovingienne ainsi que la fondation et la liste des grands maîtres du Prieuré de Sion (Isaac Newton, Léonard de Vinci, Botticelli, Victor Hugo, Nostradamus, etc.). Accusé de fraude pour avoir falsifié des documents historiques, il reconnaît sa supercherie et avoue être allé placer lui-même ces faux documents dans des bibliothèques de France et à la Bibliothèque Nationale.
3. Les Templiers exterminés sur ordre du Vatican (chap. 37).
intox !
Créés vers 1120 pour être les gardiens du Saint Sépulcre à Jérusalem, les Templiers sont des moines soldats, exemptés de taxes pontificales dès 1199. Comme les templiers ne font pas la guerre, les soldats leur laissaient souvent de quoi subvenir aux besoins de leur famille pendant les batailles. C’est ainsi que s’est constituée leur richesse. La disparition de l’ordre est due à sa dissolution par le Saint-Siège (qui se tenait alors au Palais du Latran et non au Vatican !) en 1311 et à leur retour dans leurs pays d’origine. En France leur « trésor » fait des jaloux et ils sont accusés de tous les vices (homosexualité, occultisme...) et exterminés selon la volonté de Philippe le Bel.
4. Le Graal et la descendance du Christ...
intox !
Le Graal est un mythe celtique apparu au IIIe siècle. Cette légende aurait sans doute disparu dans un pays en voie de christianisation si elle n’avait été habillée d’oripeaux chrétiens, notamment par le récit de Chrétien de Troyes au Xe siècle. Le Graal serait une coupe dans laquelle aurait été recueilli le sang de Jésus, mort sur la Croix. Cependant, aucune tradition dans l’Église ne reprend cette thèse, c’est pourquoi elle ne s’est jamais prononcée à ce sujet. Au Moyen-Âge, les prêtres ne connaissaient pas le Graal, cette idée circulait dans des réseaux parallèles, occultes, hors du contexte ecclésial.
5. Les moines de l’Opus Dei portent la soutane (chap. 29).
intox !
Pour la bonne et très simple raison qu’il n’y a pas de moines dans l’Opus Dei ! Un moine est un homme qui se retire du monde actif pour mener une vie de prière, or l’Opus Dei n’est pas un ordre religieux, mais une association fondée en 1928 pour aider les laïcs à vivre saintement leur vie sur terre. Les "numéraires" de L’Opus Dei sont tous des laïcs et non des religieux.
6. La symbolique religieuse enseignée à l’Université Harvard (chap.1) et la cryptologie au Royal Holloway Institute (chap. 9).
intox !
Le département de symbolique religieuse de l’Université de Harvard n’existe pas... Pas plus que celui de Sécurité et Information de l’Université de Surrey dont Sophie Neveu est diplômée.
Après tout : ce n’est qu’une fiction !
7. Les 666 losanges de verre de la pyramide du Louvre (chap. 4).
intox !
Elle comporte très exactement 673 facettes... En comptant patiemment, on y arrive !
8. La ligne de laiton qui traverse l’église Saint-Sulpice prouve la survivance d’un temple païen (chap. 22).
intox !
Ce n’est qu’un "gnomon", instrument astronomique qui permettait de fixer la fête de Pâques, solstices et équinoxes. Œuvre des astronomes H. de Sully et P.-C. Lemonnier, il est achevé en 1743. "Ce qui est intéressant, c’est que le clergé ait accepté cette démonstration dans l’église Saint-Sulpice, se montrant ouvert aux progrès de la science et aux techniques", explique Michel Guiard, historien de l’art et de l’architecture. La ligne de laiton n’a rien à voir avec le méridien de Paris. Quant au temple païen, aucune archive n’en fait mention. En revanche, "les vestiges sur lesquels l’église repose attestent d’une présence chrétienne dès 1211", souligne M. Guiard.
9. Cinq millions de femmes brûlées sur le bûcher par l’Église (chap. 47).
intox !
Ce qui équivaudrait à une moyenne de 1700 femmes brûlées par an ! Une aberration. En effet, sur les 120 000 procès de l’Inquisition espagnole (réputée la plus sévère en Europe), 59 ont abouti à une condamnation à mort, certaines exécutées par contumace en brûlant des mannequins. On sait que les accusés préféraient être jugés par le tribunal de l’Inquisition plutôt que par un tribunal civil. Il était jugé plus clément : il est vrai que sur les 100 000 procès pour sorcellerie des tribunaux civils d’Europe, 50 000 ont abouti à une condamnation à mort.
10. Marie Madeleine, douzième apôtre dans La Cène de Léonard de Vinci (chap. 58).
intox !
Il s’agit de l’apôtre Jean. Mais l’histoire de l’art a ses règles : saint Jean a toujours été représenté comme un très jeune homme, presque adolescent. Certes le personnage est très féminisé, mais c’est le style de Léonard de Vinci. Ce que confirme Dan Brown lorsqu’il affirme à propos de Mona-Lisa : "Elle n’est ni masculine, ni féminine. Elle dégage une impression d’androgynie très subtile. Elle est fusion des deux aspects". Ajoutons que le personnage visé n’a pas une once de poitrine, contrairement à ce qu’insinue Sophie en s’écriant : "Les longs cheveux, les petites mains fines, la poitrine légèrement arrondie, la courbe gracieuse du cou, l’expression retenue... Sophie n’en croyait pas ses yeux. C’est une femme" (chap. 58).