Anne-Marie: c’est à Paray-le-Monial que tout a commencé…

AnneMarie

À 18 ans, je suis allée à Paray-le-Monial pour faire un stage d’été au service des sessions. Un soir, on nous a proposé de prier devant les reliques de sainte Thérèse de Lisieux dans la basilique. Tous les jeunes, stagiaires comme moi, y sont allés, moi non. Mais en tentant de regagner mon logement, je me suis perdue dans la ville, et je me suis retrouvée… devant la basilique ! Je suis entrée et me suis agenouillée dans le fond. C’est alors que mon cœur a été saisi par l’amour de Dieu. Jésus rejoignait mon histoire, l’éclairant d’une lumière nouvelle. Depuis quelques années en effet, j’étais prisonnière de la haine que je vouais à une personne. Et quand je mettais d’une façon ou d’une autre le doigt sur ce ressentiment très profond, je comprenais que je ne pouvais pas lui pardonner : c’était impossible pour moi ! Une fois que Jésus m’a saisie, j’ai constaté que je n’avais pas vraiment la volonté de pardonner à cette personne mais que, si je le voulais, le Seigneur pourrait m’aider à le faire. Il me disait : «Si tu veux, moi je peux!» Dans les larmes et par le sacrement de réconciliation, j’ai offert à Jésus ce péché de ne pas vouloir pardonner à cette personne. Le prêtre a prié avec moi, il a ouvert sa Bible et il m’a donné la parole de Dieu qu’il avait reçue. C’était la guérison du lépreux. J’ai alors senti que la haine avait quitté mon cœur. Cette haine était comme la lèpre, elle me mangeait intérieurement. À partir de ce jour-là, j’ai pu commencer un long chemin de reconstruction.

À 23 ans, je rencontre Michel (mon futur époux) lors d’un mariage. J’apprends le lendemain le décès de maman qui était en phase terminale d’un cancer. Pendant quelques mois, mon cœur est déchiré entre la vie et la mort. Lors d’un pèlerinage avec d’autres jeunes au Puy-en-Velay, pendant la longue montée vers la cathédrale, j’ai le désir de me confesser. Depuis quelque temps, je laissais la mort et la tristesse m’envahir. En arrivant dans la cathédrale, je commence par me confesser. Je ressors de la confession avec une nouvelle liberté mais sans aucun sentiment d’exaltation ou de joie particulière, juste une nouvelle paix… Le Saint-Sacrement étant exposé, je me mets donc à genoux devant le Seigneur. Au bout d’un certain temps, une image très distincte me vient à l’esprit et au cœur. C’est une scène évangélique : la rencontre entre Jésus et la femme hémorroïsse. À travers cette image, je comprends qu’il m’est demandé de poser un acte de foi.

À ce moment-là, le prêtre commence à aller dans la foule en bénissant les personnes avec le Saint-Sacrement dans l’ostensoir. Je suis tout au fond de la cathédrale et je tremble. Je tremble car je prends la décision de faire l’acte de foi qui m’est demandé mais je ne m’en sens pas capable. Quand le Saint-Sacrement arrive devant moi, le prêtre s’arrête à ma hauteur… Je lève la tête et le touche des yeux. Mon cœur est inondé de joie. En même temps, à l’autre bout de la cathédrale, une personne reçoit une parole dans le cœur (par pure Providence, je l’apprendrai par la suite) : «Jésus touche une jeune fille et la guérit de cette mort qui l’envahissait, il lui fait don de sa joie!»

Depuis ce jour, cette joie ne m’a plus quittée. Bien sûr j’ai dû faire mon deuil. La souffrance n’a pas disparu. Mais depuis, je la vis dans l’espérance et dans les prémices de la joie du ciel.

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