Une idée toute simple pour évangéliser… le Jour de l’An

PaindelaParole

Et si chacun de nous donnait concrètement la Parole de Dieu ? Une idée toute simple qui peut changer une vie! Une belle initiative facile à prendre en présentant ses vœux de bonne année (ou en tout autre occasion).

Marie est responsable d’aumônerie dans un grand établissement scolaire professionnel et technique. Lors de la rentrée de janvier 2014, l’Esprit Saint lui a inspiré de donner un pain de la Parole de Dieu à toutes les personnes de son école. Et les cœurs furent touchés ! Témoignage.

L’an passé, au retour du Jour de l’An, en entrant à l’aumônerie est venue dans mon cœur l’idée de distribuer un pain de la Parole de Dieu à chacun de mes collègues (surveillants, secrétaires, professeurs, tout le personnel) pour leur souhaiter la bonne année. Depuis quelques années, j’ai reçu la grâce de donner une Parole de Dieu chaque fois que je rends visite à ma famille ou à des amis et d’en glisser une dans chacun de mes courriers. Et j’ai pu voir les fruits du Seigneur, combien il parle au cœur de chaque personne.

Je commence donc à en donner une à la sous-directrice de l’établissement qui est en pleine recherche du Seigneur. Elle reçoit : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Elle me demande ce que cela signifie. Je lui explique que Marie a prononcé cette parole lors d’un mariage à Cana et qu’elle s’adresse aux serviteurs, en parlant de Jésus. Elle me répond : « Oui, Jésus devait être un modèle, et nous devrions le prendre en exemple. Chaque matin, je me dis : je vais travailler dans une école chrétienne et comment vais-je me comporter chrétiennement ? Qu’est-ce que cela signifie ? Et le soir, je repense à ma journée et je ne suis pas fière de moi. Souvent, je me suis emportée, j’ai souvent mal agi. » Je lui réponds : « Mais ce qui est extraordinaire dans la religion catholique, c’est qu’on peut se confesser à un prêtre et recevoir la miséricorde de Dieu. » « Mais c’est difficile ! », me répond-elle. « C’est vrai, cela demande un acte d’humilité, l’aveu de ce qu’on a fait de mal mais Dieu nous donne une telle joie quand on a reçu son pardon ! » « Mais comment se confesser ? », poursuit-elle, tout en me demandant une parole pour chacun de ses parents…

Je me dirige vers les bureaux et je croise un informaticien, anticlérical, attaquant chaque fois qu’il me voit la religion catholique, qui se vante de voler les impôts et d’éduquer ses enfants à « comment tricher sans se faire prendre ? » Quand je lui propose une Parole de Dieu, il la rejette de sa la main en disant : « Pas de malédiction ! » « Mais Dieu ne donne que des bénédictions ! » Il prend une Parole et se souvenant que c’était ma fête il y a quelques jours, il m’embrasse. Depuis des années, il me saluait à peine. J’ai compris que, divorcé, puis en couple avec une autre femme, il se sentait sans doute rejeté par l’Eglise. Depuis ce jour, il plaisante gentiment avec moi.

Je vois un collègue qui a l’habitude d’écouter derrière les portes – spécialement celles de l’aumônerie – et qui m’ignore habituellement. Je lui propose une Parole de Dieu. Surpris, il en prend une qu’il met dans sa poche sans la lire en disant : « Je la lirai ce soir avant de dormir. » Lui aussi est divorcé et a certainement peur du jugement.

Je traverse la cour pleine d’élèves avec mon paquet de Paroles multicolores dans la main. Un élève le remarquant, se détache de son groupe pour me demander : « Mais Geneviève, qu’est-ce que vous faites avec ces Paroles de Dieu ? », semblant surpris qu’elles sortent de l’aumônerie. « J’en distribue à tout le personnel. » « Et nous alors ? » Il en prend une. Le voyant, une dizaine d’élèves s’attroupent autour de moi pour en choisir une.

J’entre dans la cantine, en propose une au chef cuisinier qui me donne l’autorisation « exceptionnelle pour cette bonne cause » d’entrer dans les cuisines et la plonge. Chaque personne en prend une et très vite, je comprends qu’ils ne savent pas lire. Alors, je leur lis chaque Parole à voix haute. Tous les visages s’illuminent au fur et à mesure. Quel moment magnifique !

Je rencontre de nombreux professeurs parmi lesquels plusieurs sont musulmans. L’un d’eux me dit : « ça vient d’où ? » « De la Bible » « C’est catholique alors ! » « Oui, ce sont des Paroles de Jésus, de Dieu. » Il en prend une en fronçant les sourcils, puis il sourit et me demande : « Je peux la garder ? », tout en la mettant sur son cœur.

Un autre musulman, un homme d’entretien, en prend une en me demandant qui avait dit cette Parole : « Jésus, votre saint patron ! » (il se prénomme Aïssa, ce qui veut dire Jésus en arabe). Trois jours plus tard, je le retrouve à la cantine, en train de déjeuner avec un professeur protestant à qui je donne également une Parole de Dieu. Aïssa lève le doigt en me demandant : « Je peux en prendre une autre ? Cette fois-ci, pour aujourd’hui ? » Quand il la lit, son visage s’illumine et il me fait un grand sourire.

Une surveillante qui a un enfant sourd reçoit la Parole : « Tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix et je t’aime. » « Tu te rends compte de ce qu’il me dit ! Mais peut-être qu’elles sont toutes pareilles ? » Je l’assure du contraire. Elle pleure de joie, toute étonnée. Le soir même, à la fermeture de l’aumônerie, je la vois arriver avec son fils. Elle me dit : « Je viens avec Thomas ; lui aussi veut une Parole de Dieu. Et Thomas reçoit : « C’est moi le Seigneur qui te guéris. » Encore plus étonnée, sa maman pleure de joie. En effet, depuis la rentrée, cet enfant va beaucoup mieux. Son handicap ayant été reconnu, il peut désormais poursuivre sa scolarité dans un établissement spécialisé. Thomas revit. Il n’est plus le bouc émissaire en classe. Il s’est même fait des amis.

Un homme de religion musulmane à qui je donne une Parole de Dieu reçoit : « Le Seigneur tout-puissant te protégera. » « C’est tout à fait pour moi », dit-il.

Je propose également à tous les élèves qui franchissent le seuil de l’aumônerie d’aller prendre une Parole dans l’oratoire. A mon grand étonnement, ils gardent chacun respectueusement dans leur main sans la froisser et la mettent tous dans leur poche en repartant. Qu’elle espérance !

Le lendemain, c’est la galette des rois. Le directeur a invité tout le personnel et le corps professoral. J’ai dans le cœur de donner à cette occasion une Parole de Dieu à chacun. Personne ne la refuse, au contraire, chacun semble touché par cette initiative. Avant de prendre une Parole, un professeur de cuisine regarde tout autour de lui et me dit : « Je la lirai tranquillement chez moi. » Un cuisinier qui me voit passer avec les « pains de la Parole » m’interpelle. Il veut me montrer ce qu’il a reçu la veille : « Mets ta confiance dans le Seigneur, et lui te viendra en aide. » Il me dit : « Depuis hier, j’essaie de faire confiance à Dieu, c’est dur ! »

Un professeur de religion juive que je croise le lendemain me dit : « Merci pour le message, c’est vraiment très bien ! »

Quant au directeur de l’école, il s’exclame : « C’est une formidable idée ! », tout en courant pour suggérer au président du conseil d’administration de demander une Parole de Dieu à son tour… Que de merveilles fait le Seigneur à travers mes pauvres moyens ! Je rends grâce pour toutes les grâces reçues par les uns et les autres par ce simple geste qu’il m’a inspiré. Marie

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