Points de repère sur la liturgie

La Une du nouveau numéro d’Il est vivant! Un numéro consacré à la liturgie

Édito par Guillemette Pradère
Faim et soif!

Voici venir des jours – oracle du Seigneur Dieu –, où j’enverrai la famine sur la terre ; ce ne sera pas une faim de pain ni une soif d’eau, mais la faim et la soif d’entendre les paroles du Seigneur » (Am 8, 11).
Il y a un an, la rédaction d’Il est vivant ! était interpellée par des lecteurs : « Faites-nous un numéro sur la liturgie. Un numéro qui nous aide à comprendre le sens de la liturgie et de ses rites, un numéro qui nous fasse percevoir le sens de la tradition et des nouveautés, un numéro qui nous aide à partager ce trésor et qui réponde à nos mille et une questions ; un numéro qui soit dans l’esprit de ce que l’on vit à Paray le Monial. » L’idée nous parut bonne, même si le sujet est immense, qu’il est particulièrement sensible et que nous ne sommes pas une revue spécialisée. Ce numéro était prévu pour juillet 2020.

Et puis, le confinement est arrivé. Plus de deux mois sans célébration publique ; le triduum pascal devant son écran ; des messes sans peuple et sans communion physique ; des baptêmes et des mariages reportés ; des funérailles sans célébration ; deux mois très intenses aussi pour beaucoup d’entre nous, le son poignant des cloches de toutes nos églises appelant l’humanité à s’unir dans la prière, la découverte de la liturgie familiale ou de la prière de l’office divin, etc. Cette expérience partagée aux quatre coins du monde, cette quête de salut, cette soif d’entendre, de voir, de toucher, de sentir, de communier, d’entrer dans nos églises, de retrouver la dimension communautaire du peuple assemblé par son Dieu, en sa présence, n’a-t-elle pas renouvelé notre regard sur le mystère de la liturgie ?
Puisse ce numéro contribuer à « ouvrir les yeux de notre cœur » à la richesse de ce trésor toujours accessible, et nous entraîner dans une participation active, au sens le plus profond, pour le salut du monde.