Régis : « À Paray, le Seigneur m’a délivré de mon addiction! »

(c) Camille Lorthiois

(c) Camille Lorthiois

J’ai découvert Paray-le-Monial l’été 2006 et j’y reviens depuis chaque année. Les grâces que j’y ai reçues sont nombreuses, mais il en est une qui a radicalement changé ma vie : une guérison du cœur durant la session du 10 au 14 juillet 2008, qui m’a dans le même temps délivré d’une addiction à la masturbation qui durait depuis l’adolescence.

Cette addiction était liée à une profonde souffrance affective. Et je la vivais d’autant plus mal que j’aspirais à autre chose, désirant suivre le Christ par mon être et ma vie tout entiers. Il y avait des périodes d’accalmie, l’une d’elles a même duré 2 ans, mais immanquablement je finissais toujours par retomber dans ce travers, comme une fatalité qu’il me fallait accepter pour ma vie entière. Je rêvais tellement de vivre sans me sentir esclave de mon corps !

J’ai eu l’occasion de travailler sur cette souffrance au cours d’une analyse qui m’a aidé à me libérer partiellement de la culpabilité qui m’étouffait. Par ailleurs, j’ai fait le choix, pendant trois ans, de ne plus évoquer cette addiction en confession, estimant qu’après tout, je ne tuais personne… Au final, la délivrance pleine et entière n’était pas là et semblait impossible.

La veille de partir pour la session du 10 au 14 juillet 2008 (j’avais prévu d’arriver dès le 9 juillet), je n’ai, une nouvelle fois, pas pu résister à la tentation. Et là, je me suis senti tellement sale et honteux que j’ai hésité à faire le voyage vers Paray. Puis je me suis dit : « Même en me sentant sale, je serai quand même plus heureux auprès du Christ à Paray-le-Monial. »

Je suis donc arrivé à Paray le 9 juillet. J’étais à peine assis dans la chapelle des apparitions que j’ai senti affluer en moi tout ce que j’avais à confesser, sans avoir pourtant rien préparé. Mais c’était un si grand flot ! Me levant bientôt pour aller me confesser au fond de la chapelle, je n’ai pas su comment traduire en paroles tout ce que je ressentais et me suis arrêté à la moitié, répétant au prêtre cette seule phrase : « J’ai le cœur étroit. »

Après le début de la session, j’ai choisi le parcours « Ces amours qui n’avancent pas ». Il était animé par Elisabeth et François Content, sous la grande tente, devant cette grande icône du Christ délivrant Adam et Eve des enfers. L’enseignement avait lieu en deux temps. Dès le début du premier enseignement, j’ai été frappé par la résonance en moi de tous les propos du couple enseignant, comme s’ils avaient écrit leur intervention spécialement pour moi, en revisitant toute mon histoire. Dans le même temps, j’éprouvais en tout mon être une sensation à la fois de puissance et de douceur, et je savais qu’elle venait du Christ, que je pouvais contempler sur la grande icône. Je ressentais aussi une totale liberté : je n’étais pas figé sur place et pouvais partir si je le voulais. J’ai choisi aussitôt de rester, tout simplement parce que j’étais bien et que je sentais quelque chose d’important se passer en moi.

Le lendemain 12 juillet, je suis de nouveau allé me confesser, cette fois en plein air dans le parc et en disant tout ce que j’avais à dire. Lorsque le prêtre, après m’avoir patiemment écouté, a pris la parole, j’ai senti s’opérer en moi la libération véritable à laquelle je ne croyais plus. Cette délivrance s’accomplissait à mesure qu’il parlait et c’est plein de joie que je me suis relevé. Immédiatement, je suis allé vivre un temps d’adoration dans le parc. Le vent faisait se balancer l’ostensoir suspendu. Une fois sur deux, celui-ci se tournait dans ma direction. Je savais bien que cela était dû au vent et à l’endroit où j’étais placé, mais seul comptait ce que je ressentais dans mon cœur avec un immense bonheur : Jésus dansait de joie pour moi, parce qu’il y a plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit que pour 99 justes qui n’ont pas besoin d’être sauvés.

Le 13 juillet s’est déroulé la seconde partie du parcours. Je l’ai vécue de la même manière que le 11 juillet.

Je suis reparti de Paray le 14 juillet, tout heureux, dans la certitude que cette fois, je ne venais pas de vivre une accalmie mais une pleine et entière libération. A moi ensuite, avec l’aide du Christ, de cultiver une fidélité de chaque jour et de choisir la vie.

Quand, le soir du 14 juillet, j’ai posé le pied sur le quai, je suis tombé en arrêt devant deux grandes affiches annonçant la sortie d’un film dont le titre était : « Le premier jour du reste de ta vie »

Régis

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