Témoignage. La mission au quotidien!

« Il y a 40 ans, le Seigneur nous a mis la mission dans le cœur ! » Aymeline et son mari Nicolas recevaient l’effusion de l’Esprit Saint et depuis, le couple parle de Dieu un peu tout le temps, et à tout le monde. Concrètement, Aymeline tient un petit carnet apostolique où elle note toutes ses petites évangélisations du quotidien. Extraits.

« – Je me rends à l’épicerie pour acheter des oranges. Le vendeur me demande : « Combien en voulez-vous ? Je ne peux pas deviner moi, je ne suis pas le Bon Dieu ! » J’y vois un feu vert et demande au Seigneur de m’aider à trouver une réponse. « Vous n’êtes pas le Bon Dieu, mais vous êtes appelé à être son Fils. » Je me rends compte que le magasin est plein, les gens me regardent… « Oh ! Je suis comme saint Thomas : je ne crois que ce que je vois. – Mais saint Thomas a vu, et s’il avait cru une semaine plus tôt, il aurait été heureux une semaine plus tôt. Vous aussi pouvez être heureux dès aujourd’hui ! » Nous parlons de Dieu, et comme il me dit qu’il n’avait jamais lu l’évangile, je lui en amène un quelques jours plus tard. Très touché, il me promet de le lire.
– Un peu avant Noël, j’aperçois dans les couloirs de métro une femme aux cheveux sales qui traine les pieds. Je commence à prier pour elle. Je m’assois, et la voilà qui s’installe juste à côté de moi ! Elle sort une bouteille de vin, avale une grande rasade, et me demande : « T’as soif ? » Je lui réponds : « Oui, j’ai soif que vous soyez heureuse ! – C’est gentil, pourquoi vous me dites cela ? » Je lui dit que je suis chrétienne, que j’aimerais qu’elle connaisse la joie d’être aimée. Nous parlons pendant un quart d’heure, laissant passer un, puis deux, trois, quatre métros… avant de nous quitter en nous embrassant sur les deux joues. Je crois que le Seigneur a parlé à son cœur. C’est sûr, il a parlé au mien.
– Le 24 décembre au soir, j’essaie chaque année de me placer dans le fond de l’église pour faire un peu d’accueil. Cette année, il y avait une bande de jeunes qui n’arrêtaient pas de parler. De toute évidence, ils n’en avaient à faire. Les voilà qui sortent de l’église pour fumer une cigarette. Je me dis : « Quel dommage, ils ont fait l’effort de venir jusqu’ici, et maintenant ils s’en vont ! ». Je suis donc sortie pour parler avec eux. « Bonjour ! Cela fait plaisir de voir que vous êtes venus. Je m’appelle Aymeline, et vous ? » Ils n’ont pas eu d’autre choix que de me serrer la main et de se présenter à leur tour. « Vous savez, je crois que c’est important pour Dieu que vous soyez là ce soir, mais que diriez-vous de faire un peu de silence pour écouter ce qui se dit, ce qui se passe ? » Nous nous sommes mis alors à parler de Dieu, de Noël. Certains ricanaient, d’autres discutaient plus sérieusement. A la fin de notre discussion, ils m’ont remercié en me disant : « C’était gentil de votre part d’être sortie de l’église pour venir nous parler… Merci beaucoup madame. » C’était un échange très touchant, pour eux comme pour moi. »

Propos recueillis par Claire Villemain

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